La réglementation des trottinettes électriques se durcit progressivement en France. Alors que le casque n’est toujours pas obligatoire partout au niveau national, de plus en plus de préfectures et de collectivités imposent localement son port. Dans le même temps, les contrôles des trottinettes électriques se renforcent dans plusieurs villes. L’assurance responsabilité civile reste, elle, obligatoire pour tous les utilisateurs.
Si vous utilisez régulièrement une trottinette électrique, il devient donc particulièrement important de vérifier les règles applicables dans votre ville ou votre département.
Contrairement à une idée qui circule de plus en plus, le port du casque n’est pas actuellement obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes électriques sur l’ensemble du territoire français.
La réglementation nationale impose notamment un âge minimum de 14 ans, une vitesse maximale de 25 km/h, l’interdiction de transporter un passager ainsi que l’obligation d’être assuré en responsabilité civile.
En revanche, les autorités locales disposent de pouvoirs leur permettant d’adapter les règles applicables aux EDPM, notamment lorsque les conditions locales de circulation ou de sécurité le justifient.
Et c’est précisément ce qui est en train de se développer.
Plusieurs préfectures et municipalités ont pris des arrêtés imposant le port du casque aux utilisateurs de trottinettes électriques.
Le phénomène s’est notamment accéléré en 2026.
Le gouvernement a confirmé en septembre que plusieurs préfectures et municipalités ont déjà pris des arrêtés locaux pour imposer le port du casque et, dans certains cas, du gilet ou équipement rétro-réfléchissant.
Parmi les territoires concernés figurent notamment :
La liste évolue régulièrement : il est donc important de vérifier la réglementation locale avant de circuler.
C’est l’une des principales évolutions de ces derniers mois.
Depuis le 7 août 2026, le port du casque est obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM circulant sur la voie publique à Paris ainsi que dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.
Cette obligation concerne notamment les :
Un équipement rétro-réfléchissant est également obligatoire.
À Paris et dans les départements de la petite couronne concernés par l’arrêté, l’absence de casque est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 €, tandis que l’absence d’équipement rétro-réfléchissant peut entraîner une amende de 35 €.
Cette obligation s’applique de jour comme de nuit.
Le durcissement de la réglementation s’accompagne également d’une multiplication des opérations de contrôle.
La Ville de Lyon a annoncé en juillet 2026 un renforcement significatif des contrôles de Police municipale pendant les mois de juillet et août afin de faire respecter les règles applicables aux trottinettes électriques et autres EDPM.
La municipalité indique également que les engins débridés, non homologués ou circulant sans assurance obligatoire peuvent être immobilisés puis placés en fourrière, conformément aux procédures applicables.
Dans l’agglomération lilloise, les autorités ont annoncé en juillet le renforcement des contrôles et des sanctions concernant les EDPM.
Une opération de contrôle et de sensibilisation a notamment été organisée à Lille le 2 juillet 2026.
Le Vaucluse fournit un exemple particulièrement parlant.
Depuis le 1er juillet 2026, le casque y est obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM.
Entre le 1er juillet et le 5 août, 178 utilisateurs ont été verbalisés pour non-respect de cette obligation, selon les services de l’État dans le Vaucluse. Les contrôles portent également sur les autres règles applicables aux trottinettes électriques.
La tendance continue de s’étendre.
En septembre 2026, le préfet de la Loire a annoncé une réglementation imposant notamment le port du casque dans 16 communes.
L’arrêté prévoit également des mesures concernant la vitesse, la circulation et l’assurance.
Les forces de l’ordre — Police nationale, Gendarmerie nationale et polices municipales — peuvent notamment procéder à l’immobilisation et à la mise en fourrière d’un engin en cas d’infraction grave ou de non-port du casque.
Le casque fait donc désormais l’objet de règles qui peuvent varier selon les territoires.
En revanche, il existe une obligation qui concerne tous les utilisateurs d’une trottinette électrique en France : l’assurance responsabilité civile.
Cette assurance permet notamment de couvrir les dommages causés à d’autres personnes :
Le fait d’utiliser une trottinette électrique sans assurance peut entraîner de lourdes conséquences financières et juridiques.
Il ne faut donc pas confondre l’obligation du casque, qui dépend encore de la réglementation locale dans de nombreux cas, avec l’assurance, qui est obligatoire au niveau national.
Même lorsqu’aucune obligation locale de port du casque ne s’applique, l’utilisateur doit respecter les règles nationales.
Une trottinette électrique utilisée sur la voie publique ne doit pas dépasser 25 km/h.
Le débridage d’une trottinette est interdit et peut entraîner des sanctions importantes.
Une trottinette électrique est conçue pour transporter une seule personne.
Rouler à deux peut entraîner une amende.
L’utilisation d’écouteurs ou d’un casque audio à l’oreille est interdite lorsque l’on conduit.
L’utilisation d’un téléphone tenu en main est également interdite.
Sauf exception ou autorisation locale, une trottinette électrique ne doit pas circuler sur le trottoir.
Les règles concernant les pistes cyclables, les voies autorisées et les éventuelles dérogations locales doivent également être respectées.
Même dans les villes où le casque n’est pas encore juridiquement obligatoire, son port est fortement recommandé pour des raisons de sécurité.
Et compte tenu de l’évolution récente de la réglementation, il peut être particulièrement pertinent pour un utilisateur régulier de disposer d’un casque adapté.
En effet, un trajet quotidien peut traverser plusieurs communes ou départements où les règles locales ne sont pas forcément identiques.
Un utilisateur qui se déplace régulièrement en trottinette a donc tout intérêt à connaître les règles applicables sur l’ensemble de son trajet.
La question est désormais clairement posée au niveau national.
Le gouvernement a indiqué en septembre 2026 mener des réflexions visant notamment à renforcer la sécurité des utilisateurs de trottinettes électriques, avec la possibilité d’un port systématique du casque et du gilet rétro-réfléchissant.
Pour l’instant, il ne s’agit toutefois pas encore d’une obligation nationale nouvelle.
Le système actuel reste donc particulier :
règles nationales + règles locales pouvant être plus contraignantes.
C’est cette situation qui explique que deux utilisateurs de trottinettes électriques puissent être soumis à des obligations différentes selon leur lieu de circulation.
Les annonces effectuées en 2026 montrent en tout cas une volonté croissante des autorités de faire respecter les règles applicables aux EDPM.
À Lyon, Lille, dans le Vaucluse ou encore dans la Loire, des opérations de contrôle ont été annoncées ou renforcées.
Les contrôles peuvent notamment porter sur :
| Règle | Situation en France en septembre 2026 |
|---|---|
| Assurance responsabilité civile | Obligatoire |
| Âge minimum | 14 ans |
| Vitesse maximale | 25 km/h |
| Transport d’un passager | Interdit |
| Téléphone tenu en main | Interdit |
| Écouteurs | Interdits |
| Casque | Obligatoire dans plusieurs territoires, pas encore partout |
| Équipement réfléchissant | Obligatoire dans certains territoires et circonstances |
| Circulation sur trottoir | En principe interdite |
| Débridage | Interdit |
Pas partout. Le casque n’est pas encore une obligation nationale générale pour les trottinettes électriques, mais plusieurs préfectures et municipalités ont adopté des arrêtés le rendant obligatoire sur leur territoire.
Oui. Depuis le 7 août 2026, le port du casque est obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM circulant sur la voie publique à Paris et en petite couronne.
Elle dépend de la réglementation locale. À Paris et en petite couronne, l’absence de casque est actuellement sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 €. Dans le Vaucluse, l’obligation locale est sanctionnée par une amende de 35 €.
Oui. Une assurance responsabilité civile est obligatoire pour utiliser une trottinette électrique.
Plusieurs collectivités et services de l’État ont annoncé ou mis en œuvre en 2026 des opérations de contrôle renforcées, notamment à Lyon, Lille, dans le Vaucluse et dans la Loire.
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